Gaspard Royant @ La Machine du Moulin Rouge
Moins d’un mois après leur date au Bataclan, Phyltre s’approprie l’International le temps d’un set d’une quarantaine de minutes.
Un peu court, c’est ce que j’ai pu entendre dans la salle après le concert…
Néanmoins, ma première impression était la bonne. Phyltre est bel et bien doté d’un jeu de scène bien rodé, ne parlons pas du son en lui même qui rempli plus qu’il n’en faut nos tympans.
Du bonheur
Deuxième round pour moi au Lucernaire. Après un premier live envoutant et très intime le 23 Mai dernier, revoir Ornette était ce qui pouvait m’arriver de mieux ces dernières semaines. La dernière fois, le public était un peu capricieux, ce soir, il n’en est rien. Une partie du public semble fidélisé et donc plutôt réactif au jeu de scène d’Ornette. Ca fait plaisir à voir et entendre, le live n’en est que meilleur et l’arrivée des invités rendra pour moi ce live inoubliable. Une voix unique accompagnée d’une guitare et une batterie, le tout dans un petit théatre… c’est tout simplement parfait. Avec l’arrivée d’Arthur H et Claire Jacky Farah, on voyage soudain dans un univers jazzy des plus plaisants. Le public semble une fois de plus réceptif.
D’une date à une autre on redécouvre tout simplement « The Ornette Show », mes oreilles en redemandent
Ce soir les fans sont la et il le font sentir, dès les premiers morceaux, les pogos animent le public. Ce dernier album est vraiment efficace en live et quand le rythme commence a flancher, un ancien morceau remonte l’ambiance de la salle qui chante à tue-tête. Un bon live et de très jolis effets de lumière, c’est assez rare pour être souligné.
Après un nouvel album « D’autre Part », Luke est de retour avec une série de live, au fil du temps son style a su évoluer pour en arriver à un panel impressionnant d’efficacité en live… Un petit arrêt au Bataclan ce soir…
Un groupe selon moi à découvrir qui a véritablement honoré son titre de première partie. Leur jeu de scène est bien rodé à en voir les échanges aisés avec le public.
Popa Chubby dont le nom tient à une expression « Pop a Chubby » (avoir une érection) arrive sur scène avec la musique « Gonna Fly Now » en fond. Il semble en forme et salue le public sautille de droite à gauche tel un danseur étoile (très figuratif). Il enchainera dans la soirée beaucoup de morceaux de ses anciens albums mais aussi des reprise très variée de Hendrix, Leonard Cohen, Led Zeppelin et j’en passe. Des reprises certes mais on reconnait bien la patte de Popa avec les arrangements interminables qui font son succès. Il prend même le temps de discuter avec son public, il semble adorer la france et est toujours très heureux de revenir au Bataclan. Après avoir mis le feu pendant pret de 2h il demande à la foule de se mettre debout (et oui c’est un Bataclan assis que j’ai pu découvrir aujourd’hui). Au bout de 2h30 de show et après une courte pause il revient sur scène mais cette fois à la batterie. Il nous offre alors un joli solo d’une dizaine de minutes. S’en suit une série de questions réponse avec son batteur de retour sur scène. Il laisserons la place au batteur qui y va de son solo. La foule est satisfaite. Croisant un photographe à un moment, nous retiendrons une chose » C’est du grand Popa ce soir ».
Popa Chubby a pour habitude depuis 1996 de venir en France pour ses tournées. Il célèbre cette année la sortie de son nouvel album « The Fight is On ».
Nous aurons droit à une première partie improvisée par Paul Camilleri un Anglais d’origine Libanaise qui assure souvent les premières parties de Popa Chubby entre autre. Sa stratocater à la main, il dompte les pentatoniques mieux que quiconque (bon j’exagère, mais il se débrouille bien quand même).
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